Do you know how to play guitar ? Just a little bit...

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20/01/2010 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

 

Bonjour tout le monde !

Après une petite absence, nous revoilà ! Notre petit train de vie continue ici, resto, boulot, pas beaucoup de dodo, et il fait chaud ! Enfin, ça dépend des jours. Nous avons vécu un jour caniculaire lundi 11 janvier, puisqu’il a fait 44 degrés ! Nous avions 50 degrés de différence avec certaines grandes villes d’Europe… Nous avons donc décidé d’aller au parc jouer au foot, rugby, jonglage et boomerang avec notre petite bande internationalo-canadienno-anglaiso-allemando-francaise ! Nous sommes restés à peu près 30 secondes sous le soleil puis nous nous sommes étendus à l’ombre, dévêtus un maximum, et étendus à la recherche de la moindre source venteuse. Le problème, c’est qu’ici, il n’y a pas que le soleil, et le trou dans la couche d’ozone, il y a aussi et surtout le vent, brulant, soufflant sa chaleur sur le visage, et de plus, ce même jour, à minuit, il faisait 39 degrés, à minuit !!! On vous laisse imaginer la nuit qu’on a passée, à 10 dans une chambre qui fait deux fois la taille de la votre, avec 2 ventilateurs… Et depuis deux jours, il fait moins de 20 degrés, et on a ressorti les couettes !

Nous avons également eu la chance d’être invité à l’anniversaire d’une allemande dans une maison de la banlieue Melbournienne. Nous sommes partis du backpacker avec 6 allemands, nous sommes arrivés dans cette maison, où se trouvaient 40 autres allemands.  « Where are you from ? Germany. And you ? Germany. What about you ? Germany… ». Nous avons donc essayé de les instruire musicalement de Jean-Jacques Goldman à IAM, mais en vain…

A part ça, nos emplois du temps respectifs n’étant pas toujours concordant, nous avons chacun passé d’excellentes soirées, notamment Kévin au Joint Bar :

Le contexte : un bar rempli de tables de billard et de jeunes australiens et australiennes prêts à évacuer toute la pression de leur dur semaine de labeur (jusque là rien d’incroyable).

Les protagonistes : 2 anglais Ben et Adam, 1 allemand Kevin, 2 hollandaises Lotte et Tessa, 1 canadienne Cynthia, et un nombre non compté mais certes très raisonnable (…) de « jugs » de bière.

Cette soirée fut tout simplement à l’image même de l’esprit du backpacking, à savoir un melting pot constant, des rencontres incessantes, 1 allemand et 1 hollandaise, 1 anglais et 1 canadienne, et même par instants 1 hollandaise et 1 canadienne…. Enfin bref un bain de culture et une lueur d’espoir et d’humanité dans ce vaste monde de brutes !    

Quant à Valérian, ce fut au Murmur. Finissant samedi soir à 9H, il s’accouda au bar de son restaurant pour boire une bière bien méritée. A ses côtés siégaient une personne de type féminin. La conversation commença tout naturellement, et Valérian apprit qu’elle vennait des Seychelles, qu’elle travaillait au Murmur, un bar juste à côté, et cette demoiselle lui proposa de passer boire un verre plus tard dans la soirée puisqu’elle y travaillerait. Valérian rentre au backpacker, se change, repasse au Campari House, récupère Winter au passage, et direction le Murmur, dont Winter est une habituée. Il s’agit d’un petit bar tout de bois construit, sous une charpente aux poutres apparentes et l’on se croirait presque dans un chalet montagnard. Valérian s’assoit au bar avec Winter, et Sarah, la Seychellonnaise, demande ce qui pourrait bien faire plaisir à Valérian. « I let you choose ! ». Et à partir de là ce fut simplement extraordinaire. Ses mains étaient d’or et ses mouvements d’argent quand elle maniait ces verres, ces bouteilles, ces shakers. Ses yeux étaient concentrés, elle savait ce qu’elle faisait, elle savait là où était chaque élément dont elle nécessitait pour réussir un cocktail parfait. La musique et ses rythmes la faisaient vibrer, la faisaient ressentir ce dont elle avait besoin pour inventer ce mélange idéal, créé à partir de rien, pour donner cette pléthore de sensations des lèvres à la cervelle. Un verre, des glaçons, une première bouteille, deux mesures, une deuxième bouteille, une mesure et demi, les couleurs se mélangeaient aux senteurs, ses yeux respiraient le goût tandis que son nez écoutait ce que son instinct lui ordonnait. Ce n’était pas une serveuse, c’était une artiste, c’était un moyen de s’exprimer qui s’exécutait devant ses yeux, qui se déroulait devant son esprit ébahi, ouvert et émerveillé par les sept précédents cocktails. Des glaçons dans le verre, et dans le shaker. Et la musique prenait toute son ampleur. Elle se laissait bercer par les basses et secouait au rythme du son qui l’emporte jusqu’à créer ce qu’il faut d’oxygène et de bulles au mélange. Une paille plongée au creux des senteurs du produit, porté à sa bouche, et au contact de ses lèvres, le temps s’arrêtait. La musique restait en suspens le temps d’un goût, d’une perception, ses yeux étaient clos, ses papilles étaient enjoués par la sensation, satisfaites de sa création, puis elle repartait à 200 à l’heure. Quelques fruits, du superflu, du m’as-tu vu, et c’était à Valérian, à lui de recevoir cette véritable offrande, de le goûter, de le ressentir. Après un nombre indéfini de cocktail partagés entre Winter et Valérian, la note marquant 0 dollars arriva, puisqu’il se trouva que Winter connaissait tout le monde ici, et Valérian resta ainsi jusqu’à la fermeture, et même après la fermeture, avec tout le staff pour un dernier verre. Il rentra plutôt bien atteint, réveilla Kevin par son haleine putride et alcoolisé, et traversa les 2 mètres qui le séparaient de son lit en tombant deux fois par terre en se prenant les pieds dans le ventilateur posé à terre.

Mais non, ne vous inquiétez pas, on ne devient pas alcoolo !

Par exemple, mercredi dernier, nous sommes sortis à l’Eldwood lounge, qui le mercredi soir, devient un repère à talents cachés, puisqu’il laisse la place sur scène à tout amateur voulant s’essayer devant un public en folie. Enfin, talentueux, ça dépend des personnes… Cependant, au backpacker, tous les voyageurs savent jouer de la guitare, et certains plutôt incroyablement pas mal du tout excellemment. Ainsi, Ben, de notre chambre, Kevin, un allemand qui a beaucoup de mal avec l’anglais, et Ben, un « bro » de Nouvelle-Zélande, sont tous trois extrêmement doués pour cet instrument. Nous les avons donc poussés à jouer dans ce bar ce soir-là. Et ils nous ont émerveillés par leurs interprétations respectives, chacun dans leur style. Puis la femme qui organisait la soirée a décidé de pousser la chansonnette pour finir. Pause. Certains d’entre vous ont surement vu l’histoire de l’américaine qui est arrivé à l’American Idol local, qui payait vraiment pas de mine, enfin pas celle d’une nouvelle star, et qui, au moment où elle a commencé à chanter, a tout simplement subjugué tout le monde sur le plateau. Et bien nous avons eu la même. Dans une reprise acoustique à la guitare de Summertime, un des plus grands classiques du Jazz du siècle dernier, elle nous a subjugué, émerveillé, abasourdi, laissé sur le carreau, elle a véritablement accroché le nuage à la souris par sa voix, pénétrante et donnant des frissons tout le long du corps. Et nous n’avons bu qu’une seule bière ce soir là ! Enfin qu’une seule grande…

Par ailleurs, dans nos deux restaurants, le mois de Janvier est synonyme de beaucoup de changements. Outre les menus estivaux, a aussi lieu un grand remaniement des staffs : Diane et Tom, respectivement serveuse et barman caféiné (chef des cafés), ont démissionné du Campari et l’on licencie à tour de bras au Pop, mais rassurez-vous, Kevin n’est pas menacé le moins du monde. D’ailleurs, la semaine dernière eut lieu une compétition entre serveurs au Pop Restaurant. Le but était de vendre aux clients le plus de bouteilles de vins et de « spécials » (plats du jour version australienne). Celui qui y parviendrait se verrait remettre une bouteille de champagne néo-zélandais, grand cru cuvée 2006 (mouai…). Du côté des « spécials », Jarra (oui prénom pourri mais bon en même temps il est tchèque…) s’envolait en tête pour finir à 29 « spécials » pour la semaine ! Inutile de vous dire que les autres serveurs se sont vite concentrés sur les bouteilles de vins. Comme on dit, c’est la souris qui se fout de la fourmilière. Et bien figurez-vous que du côté viticole, le restaurant assista à un match acharné mais toujours dans les règles entre, d’un côté l’Australie avec Chris, et de l’autre la France avec Kévin pour représenter notre chère patrie. Au cours d’une semaine riche en rebondissement, nous arrivions à la fin du samedi soir à un score d’égalité parfaite : 12 à 12. Le suspens était à son comble et la prolongation dominicale allait être décisive. Chris ne travaillant pas ce dimanche, Kévin avait le champ libre pour conclure sa semaine en beauté, ce qu’il fit brillament en vendant une 13ème et dernière bouteille, pour l’emporter sur le fil et  ramener fièrement au backpacker cette bouteille de cuvée n°8, qui, lors de notre prochaine soirée, remplacera pour une fois le devenu mythique gun. Nous pourrons la savourer en compagnie de nos confrères de chambrée autour d’une lampée de foie gras sur son coulis de figues en sac de couchage.

Nous avons également profité de nos jours de repos pour découvrir des endroits jusqu’alors inexploré. Valérian est ainsi parti à Torquay, une plage situé à 1H30 de voiture du centre-ville, avec Katie, son ancienne boss. La particularité de cette plage est sans aucun doute ses monts rocheux troués et rapiécés par l’eau à travers le temps. Ainsi, on a donc passé l’après-midi à faire joujou dans les multitudes de petites caves, de trous, et de labyrinthes.

Quand à Kévin il s’est rendu dans un endroit encore plus insolite, que l’on ne pensait pas visiter de sitôt, à savoir le St Vincent Hospital de Melbourne. Ne vous inquiétez pas, rien de grave ! Après tout, vivre avec une seule oreille ce n’est pas si terrible… On plaisante bien sûr. Kévin était en fait en train de travailler au Pop restaurant, très consciencieusement (ça c’est du mot), comme toujours…  quand tout à coup, pendant qu’il nettoyait un verre à vin, celui-ci eut la bonne idée de se casser en deux ! Seul problème, une des deux moitiés du verre trouvant la main gauche de Kévin ultra sexy, et étant en Australie où la règle d’or en matière de séduction est de ne pas perdre son temps,  on se retrouva très vite avec une tranchante rencontre entre la main de Kévin et cette fougueuse moitié. Seul problème, il resta un peu de rouge à lèvres sur la mimine, qui, étant un peu timide, se mit à devenir tout rouge. Et hop, un aller simple pour l’hôpital svp ! Tout d’abord, Matt effectua les premiers secours, à savoir un pansement… Ah mince ça saigne encore, bon un bandage alors… Ah mince ca saigne encore, bon l’hôpital alors. Mais, ne pouvant laisser le restaurant, il indiqua le chemin à Kévin qui commença à s’y rendre à pied, avec son sens aigu du nom des rues et de leur positionnement. Heureusement, un généreux taxi s’arrêta pour l’emmener gratuitement à l’hôpital (et oui, l’Australie n’est pas la France). Et là, arrivé au service des urgences, Kévin fit ce que tous les gens qui se rendent au service des urgences font, à savoir ATTENDRE… Donc il est dans la salle d’attente aux alentours des 22h12, et il ATTEND… (C’était plutôt pas mal, sachant qu’il y avait la télé avec l’Open d’Australie). Puis, enfin, à 23h30, on l’appelle pour rentrer dans le service des urgences proprement dit ! Youhou ! On le fait assoir sur une chaise, on prend sa température (mais j’ai pas de fièvre bordel, je me suis juste ouvert la main…) puis on lui dit d’attendre 5 min, que quelqu’un va venir s’occuper de lui. Donc il ATTEND… Puis, enfin, à 1h15 du matin, on lui dit de se rendre dans la salle des sutures, qui devait se trouver à 1m50 de la chaise sur laquelle il était assis. « On va s’occuper de vous dans 2 min ». Donc il ATTEND… Et bien vous savez quoi, on a compris quelque chose, c’est que plus le temps d’attente annoncé est court, plus vous attendez longtemps. En effet, un docteur est arrivé à 3h30 pour effectuer cette opération chirurgicale de grande ampleur à savoir la pose de 2 points de suture. Ah oui, car ici les infirmières n’ont pas le droit de poser des points de suture… Enfin bref, le médecin arrive, fait mumuse avec la plaie pour être sur qu’il n’y a pas de verre dedans, ce qui fut très agréable vous vous en doutez, puis anesthésie la main de Kévin, ce qui fut encore plus agréable. Et là, devinez quoi ? Surprise ! Il revient dans « 30 secondes ». Kévin, repensant à la théorie susmentionnée, se dit qu’il est foutu, qu’on va devoir l’amputer. Mais non, le docteur n’est revenu que 15 min plus tard, autant vous dire que l’anesthésie avait depuis longtemps cessé son effet et que la pause des 2 points de suture fut une partie de plaisir entrecoupée de « Aïe ! », et de « Sorry » (apparemment ils comprennent Aïe ici). Et donc, à peine 6h et 2 points de suture plus tard, Kévin pu rejoindre son lit pour un repos bien mérité.

Sur ce, on vous embrasse fort ! A très bientôt pour un article rebondissant !

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Par Truite de val'
le 20/01/2010 à 13:26:18
Hey,

Ma foi tout d'abord val' tu es alcoolique. Si si. ah si tu en as tous les symptomes.
Bon c'est pas grave je crois que tu l'étais déjà avant que tu partes mais c'était moins visible aux yeux de tous..encore que!

Heureux de pouvoir lire a nouveau vos exploits et votre quotidien.

On sent bien que le rythme de vie est bien là, à la limite dans deux mois on va vraiment vous prendre pour des pioniers australiens et vous deviendrez la première famille d'accueil gay de - de 25 ans pour les français en vacances ou working holidays... (j'aime ce concept)

MON ORNYTO > grand merci pour ta carte postale, ca m'a tiré un grand "ouiiiiiiiiiiiiiiaaa" en ouvrant la boîte aux lettres, que du bonheur. J'avoue que je ne connais pas ce joli pont australien non plus, mais peut etre que l'usine qui fabrique ces postales cards ont tout simplement utiliser le pont de Tancarville par faute de moyens. Ca fait moins réver mais bon ^^
Bon je m'en vais t'écrire un mail pour te raconter la suite qui ne se raconte pas ici, endroit peuplé de fidèles!

Vous embrasse tous les deux
Dieu(x)
Par alice de nice
le 22/01/2010 à 20:16:40
Coucou!
Ca fait plaisir d'avoir de nouveau de vos nouvelles (ça faisait longtemps et vous nous manquiez).
Petit message particulier pour mon kevinou: j'espère que ta main récupère bien.
Gros bisous les australiens!!!

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