Hey Frenchies, have you got the Oz Peak ?

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18/04/2010 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

La plaine de Nullarbor est une vaste région d'Australie, plate, presque sans arbre, aride ou semi-aride, qui se trouve immédiatement au nord de la grande baie australienne. Le terme de « Nullarbor » est formé sur les mots latins nullus, « nul », et arbor, « arbre ». Les Aborigènes ont donné à cette région le nom de Oondiri qui signifie « sans eau ». C'est le plus grand ensemble au monde de calcaire d'un seul tenant ; il occupe une superficie d'environ 200 000 km² (soit 8,6 fois la France). Dans sa plus grande largeur, la plaine s'étend sur environ 1 200 kilomètres d'est en ouest entre l'Australie-Méridionale et l'Australie-Occidentale. Le climat de la région est typiquement désertique avec des températures maximales pouvant atteindre 48,5 °C en journée alors qu'il gèlera la nuit. Le paradis sur Terre quoi !

Mais avant de partir pour l’enfer sur Terre, nous avons vécu un petit épisode à Ceduna qui nous a rappelé la rugosité de l’environnement australien et surtout la bêtise de certains. Nous avons profités de la journée pour se promener sur la jetée, faire des photos surfiennes, ou encore contempler les nuages et le coucher de soleil. Puis, cherchant un endroit où dormir, nous avons aperçu un champ au bord de la mer qui nous appelait, et nous incitait à s’y poser pour y passer la nuit. Denver ouvre donc la route, puis tout d’un coup, commence à patiner dans la tartiflette, et finit par s’enliser complètement. Autrement dit, l’étagère n’a pas suffi pour appâter l’hippopotame. L’équipe de sauvetage s’est alors mise en place, composée d’un gros caillou, d’une planche à découper, de la corde qui avait servi à attacher la porte sur le toit, mais surtout du NinetySix Tiger qui rugit dans le ventre de Osvaldo Del Nino Pinturicchio Della Vega Asahi AKA Magdalène ! Bien entendu, en deux temps, trois mouvements, mais surtout quatre gros bras, et cinq cerveaux en ébullition, Denver a pu repartir sur les routes et nous avons pu déguster notre pâtée et notre bière quotidienne autour d’un bon feu. Ci-joint la photo des traces du massacre de Denver dans le champ d’algues.

Puis les choses sérieuses ont commencé, après avoir rempli notre petit réservoir de 60 litres côte à côte avec les Road Trains à 3 remorques qui, eux, remplissaient la station essence, la Nullarbor Plain a commencé. Des paysages plats à 360 degrés et une végétation de 50cm maximum à perte de vue, mais surtout des lignes droites interminables dont la « Ninety Miles Straight », 146km tout droit ! Dans ce cas là, en mode caillou sur la pédale d’accélérateur, élastique accroché au volant pour faire le pilote automatique, Bob veille sur le compteur et roulez jeunesse !

Nous avons fait halte à Eucla, ses dunes de sables, sa faune et flore démesurée, ses ruines de station télégraphique à moitié ensevelie, et surtout ses couchers et levers de soleil qui permettent de faire de belles photos !

Nous avons ensuite traversé sans encombre ces paysages immaculés en trois jours pour arriver à Norseman, qui signale la fin de la Nullarbor Plain. Pour que vous vous rendiez compte de la difficulté de la tâche et de l’exploit immense que nous avons accompli, nous avons même eu droit à notre Certificat attestant de la réussite de la traversée !

Puis direction le Sud, vers Espérance, pour retrouver un peu de verdure dans ce monde désertique. Là, nous avons fait le petit tour (ou tourinet) de la Great Ocean Drive, une petite boucle (ou bouclinette) de 28km qui nous a fait passer devant de petites sublimes plages (ou subliminettes plaginettes, plus connue sous le nom de vaginettes) à l’eau turquoise et aux panoramas époustouflants, étant donné que l’archipel de la recherche, composé de 101 îles, longe la côte de la ville ; mais également devant un champ d’éoliennes surréel, ou encore un lac rose qui n’était pas rose. Et des lamas tondus. Mais le plus beau nous attendait.

A 60km à l’Est d’Esperance se trouve le Cape le Grand National Park, qui s’étend tout autour du Cape le Grand comme vous l’aurez surement deviné. Nous arrivons là-bas avec Magdalène et Denver, et décidons de passer la nuit sur la Lucky Bay. La route qui nous y conduit annonçait la couleur. Les champs inondées des rayons du soleil déclinant vers l’horizon nous plongent dans un océan ambré jusqu’à nous conduire au véritable océan. Et là, alors que les éclairs déchirent le ciel au loin, l’horizon s’enflamme littéralement d’un rouge flamboyant, tandis que les vagues continuent de s’échouer à nos pieds. Nous décidons alors de monter le camp rapidement pour se lever tôt le lendemain afin d’aller admirer le lever de soleil depuis le Frenchman Peak, le sommet le plus haut du parc, culminant à….246m. Bon, on vous avez dit que l’Australie c’était plat ! Réveil programmé à 4h30, nous nous endormons sereinement. A 4h30, l’orage bat son plein, et d’un commun accord par transmission de pensées, chacun depuis son oreiller, nous décidons de reporter la marche à quelques heures plus tard pour replonger dans les bras de Morphée. 6 heures plus tard, nous arrivons au sommet du Peak, et les nuages s’écartant, nous avons eu droit à un panorama 360 degrés assourdissant, époustouflant, ahurissant, bref, la souris valait largement le poids du taille-crayon.

Que de paysages, que de plages, et que de jolis nuages, mais que nous réserve la prochaine page ?

Suite au prochain épisode…

Bisous !

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