I am the boss

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04/05/2010 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Bonjour Bonjour et bienvenue à tous les alléchés de récits, les demandeurs d’histoires, les quémandeurs de contes. Vous ne risquez pas d’être déçu car notre voyage ne cesse de se remplir d’évènements plus extraordinaires les uns que les autres !

Après la boucle de Kalbarri, nous avons continué de remonter la côte Ouest, toujours sous la protection de Saint Pio, le Saint des voyageurs, pour atteindre la péninsule de Monkey Mia ! Non, nous aussi on a été trompés, il n’y a pas de singes là bas…

Notre petit périple a commencé par la station télégraphique de Hamelin Pool, datant de 1884 ! Nous ne pouvons vous décrire l’émotion que la vue de cet édifice a généré dans nos c½urs, le ressenti de plus d’un siècle d’histoire le long de cette tôle, la vie qui s’y déroule, les couchers et levers de soleils qui y ont défilés sans jamais que le temps ne s’arrête… Bon en gros, c’était un bâtiment blanc. Mais on y a trouvé un japonais qui jouait de la flûte traversière, l’ancêtre de Ouwill (oui Anto, son ancêtre !) et des arrosages automatiques pour pouvoir prendre une douche !

La suite du programme s’est révélée beaucoup plus instructive puisque nous sommes passés par les stromatolites, que tout le monde connaît bien sur ! Là, vous vous attendez à ce que nous vous expliquions ce qu’est un stromatolite, mais non, à vous de chercher, et de nous en donner la meilleure explication en commentaire. Pour vous aider, la traduction de « stromatolite » en anglais, c’est : « stromatolite ».

Mais trêve de culture, nous sommes alors rentrés dans le territoire des Bilbis. Une fois de plus, qu’est ce qu’un bilbi ? Allez, on ne vous fera pas le coup deux fois, ce n’est quand même pas nous qui plaçons les verrues avant les bleus ! Un « bilbi », du latin bilbicus, est une sorte de petit rongeur qui a sorti son déguisement de lapin, et à qui on dirait donc qu’il y a deux oreilles de lapin en plastiques accrochés !  (Un petit exercice pour tenir jusqu’au prochain article : dire 54 fois d’affilée le plus vite possible : j’ai bu bibliquement bien beaucoup de billions de bilbis bien bourrés en balançant mon bilboquet!)

Nous avons enfin fini la journée en détente au François Péron National Park dans un puits artésien reconverti en bain chaud à 35 degrés sur fond de soleil couchant ! Mais nous nous sommes couchés de bonne heure, afin de préparer le lendemain. En effet, un programme chargé nous attendait : réveil au lever du soleil (si si Anto, on l’a fait !), direction la plage Monkey mIa, en empruntant l’avenue nommée Monkey Mia, incluse dans la ville de Monkey Mia, qui fait bien sûr parti de la péninsule de Monkey Mia ! (oui, les australiens ont un sens aigu de la diversité au niveau des noms des rues et des choses en général, mais c’est une autre histoire). Et là bas,  en remontant vers le Nord, après avoir passé le 26ème parallèle, nous vous laissons deviner ce que nous avons vu : non, toujours pas de singes, mais des dauphins venus patauger à nos pieds ! En effet, depuis plus de 40 ans, des bénévoles nourrissent des dauphins sauvages tous les matins et permettent ainsi la venue d’une demi-douzaine de dauphins dans la baie. Cependant, pour admirer ce spectacle, il est nécessaire de dire bye bye à quelques Benjamin Franklin… Nous n’allons pas commencer un monologue sur la vénalité et l’absence de scrupules totale de l’homme, mais, fermement décidés à faire valoir nos droits de voyageurs sans argent, et ayant fait l’effort de s’être levé TRES tôt, nous avons pu accéder à la plage avant que le soleil ne se lève et ainsi ne pas payer ! Au final, nous avons quand même attendu 2h sur un ponton… Mais ainsi, pour une fois, vous n’aurez pas uniquement des photos de couchers de soleil, mais aussi de levers sur la mer où nagent les pélicans ! En tout cas, le pneu en valait le babibel, et les dauphins n’ont pas manqué le rendez-vous. D’ailleurs, l’éclaireur du groupe s’est dirigé vers nous en premier, sentant sûrement qu’on était arrivé avant les autres ! (mais oui, c’est cela…)

Nous sommes ensuite redescendus petit déjeuner à Red Bluff, d’où la vue est censée nous permettre d’apercevoir des requins nageant dans les eaux limpides de Shark Bay. Apparemment, ils n’avaient pas envie de nous voir… où peut-être se réservaient-ils pour plus tard ? Qui sait ?

Puis, nous avons continué de descendre le long de la péninsule pour atteindre Shell Beach, une immense plage entièrement recouverte de coquillages sur 10m d’épaisseur verticale! Le petit inconvénient étant que la folklorité de cette plage originale égalait facilement le confort précaire que procurait les coquillages qui la forme…

Le petit tour de la péninsule de Monkey Mia s’achevant, nous avons continué notre route en direction du Nord, toujours très prudemment, pour atteindre le Tropique du Capricorne, et la partie Bi-saisons de l’Australie. Ainsi, la partie Nordique du pays ne connaît que deux saisons : le « wet » et le « dry », ou bien « humide », et « sec » (on sait, on est bilingue). Etant dans le début du dry, les températures sont clémentes, à savoir en moyenne 30 voire 40 degrés au soleil. Mais c’est bien loin du « wet », où non seulement les températures sont plus élevées, mais de plus, il pleut tout le temps ! Ainsi, les routes sont parsemées d’indicateurs de montée des eaux, et on se demande bien comment des vastes plaines aussi asséchées peuvent bien être inondées !

Nous sommes ainsi arrivés à la péninsule de Coral Bay, et, après avoir dit Salut à Larry Junior, le petit frère du homard géant de la côte Sud, nous avons atteint les gorges du Cape Range qui, pour vous donner une idée, sont l’équivalent du grand canyon pour les States, mais à l’australienne, aussi bien dans la forme que dans le fond. Ainsi, lorsque l’on s’est arrêtés pour prendre une ou deux photos de cette prouesse naturelle, un car pleins de touristes, nous apercevant au loin, lisant la faim dans nos yeux, nous a gentiment apostrophé dans un style tout à fait local : « Ya guys want some schrimps ? » Et on s’est ainsi retrouvés avec deux kilos de crevettes gratuites aux frais de la petite sirène, que l’on a dégusté immédiatement, accompagnées leur petite sauce tartare.

Mais la péninsule de Coral Bay n’est pas seulement connue pour ses montagnes canyonneuses ou ses touristes donneurs de crevettes. Il s’agit surtout de l’emplacement du Ningaloo Marine Park !

 

On ne vous en dit pas plus et on vous garde la surprise pour le prochain article !

 

Bisous à tous les lecteurs !

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