Merry Christmas

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25/12/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Bonjour à tous ! Avant de commencer, en ce 25 décembre 2009, soit 11 ans après que la France ait gagné la coupe du monde (oui déjà…), nous vous souhaitons à toutes et à tous un très joyeux Noël ! Et nous tenons aussi à dédicacer ce message à Djé qui sait pourquoi (non pas le Djé de Valérian, le Djé de Kévin).

Voilà ça c’est fait, maintenant on peut passer aux choses sérieuses et revenir sur les nombreux évènements qui se sont passés depuis notre dernière rencontre.

Tout d’abord, notre vie quotidienne commence à être bien remplie, en grande partie par le boulot. Nos 2 « boss », Matt et Cathy, se connaissent très, très, très, très, très (bon il y en a assez) bien, si vous voyez ce qu’on veut dire (on a mis beaucoup de « très » pour que vous compreniez ce que l’on veut dire sans qu’on ait à le dire…), ce qui fait qu’en plus de travailler dans la même rue, on se retrouve souvent au Campari (restaurant où bosse Valérian) pour boire des bières gratuites après nos services respectifs, tout en rigolant avec Cathy, Diane, Winter, Matt et on en passe, qui sont tout simplement géniaux, de grands malades, mais géniaux !

Nous nous contenterons de ce bref résumé pour la « routine » même si on peut vous assurer que les détails sont extrêmement passionnants ! Mais nous savons que vous, lecteurs, suivez ce carnet pendant que votre patron n’est pas au bureau et que vous n’avez plus rien à lire sur Facebook, ou bien que votre cours de droit sur les sociétés unisyndicales à majorité divisée ne vous passionne plus autant qu’avant et que vous êtes bloqué dans votre sudoku…

Voilà pourquoi tout commence un samedi soir, après que Kévin ait fini son service au Pop Restaurant. Il va retrouver Valérian au Campari qui finit d’essuyer les derniers couverts restants avant de pouvoir se désaltérer avec une petite bière faite par ses soins (plus ou moins bien réussie selon les occasions…). Attendant donc que Valérian finisse son service, Kévin fait connaissance avec le videur du bar qui se trouve sur le toit (cf. article précédent), Chris, français de l’île Maurice, ici depuis 10 ans, bla bla bla… Et nous voilà donc partis tous 3 (Chris, Kévin et Valérian), dans la voiture de Chris, en direction du « Night Cat », un « bar dansant » situé à Brunswick, petit quartier pas loin du centre-ville (tout ça après « quelques » bières prises au Campari…). On arrive donc au « Night Cat » où joue un groupe « jazzy-pop-soul ». Après s’être garé, on se rend compte qu’il y a une file d’attente longue comme … ben les files d’attente devant les boîtes ! Et là, vous savez quoi ? Chris, en tant que membre de « l’association des videurs de Melbourne », connaissait le videur à l’entrée, lui aussi membre de « l’association des videurs de Melbourne » (on sait ils auraient pu trouver mieux comme non mais bon…). Ce qui veut dire qu’on a vécu un moment comme dans les clips de rap US, où le mec sort de la Ferrari (bon Chris avait une Holden…) et grille tout le monde, enlève ses lunettes noires (bon on n’avait pas de lunettes…), fait un petit signe de tête au gars à l’entrée (bon Chris lui a serré la main mais nous il nous a pas calculé…) et se retrouve gratos dans la boîte en même pas 2 min alors que tous les autres sont encore en train d’attendre dehors (oui ça on l’a fait ahah !) Nous voilà donc dans ce bar très sympa, rythmé, avec de la bonne musique et où on peut avoir une Corona pour « seulement » 16 dollars ! On y passe quelques heures, pour finalement décider vers 3h30 du matin d’aller au Yah Yah (les Australiens ne peuvent jamais rester au même endroit toute une soirée, mais en même temps les entrées sont gratuites ou on ne les paye pas donc bon…), un bar d’après soirée, ou « after ». On s’y rend donc en compagnie de « on-ne-sait-plus-comment-elles-s’apellent », groupe de filles que Chris a rencontré au « Night Cat », mais qui adorent « The French accent ». Et là, vers 4h30, on se retrouve séparés !

C’est très simple, Kévin, en plein milieu du Yah Yah, regarde autour de lui, se dit qu’il pourrait être mieux ailleurs et décide de partir du bar. Il se retrouve donc à 4h32 (ca lui a pris 2min pour regarder autour de lui) en train de marcher dans des rues où il est jamais allé avant aujourd’hui (qui n’est pas aujourd’hui mais le soir de la soirée). Là, il a l’éclair de génie de demander à un taxi qui lui indique la direction « générale », ce qui suffit amplement à Kévin qui se repère dans Melbourne comme un poisson dans un pot de confiture… Après un petit quart d’heure de marche, un autre taxi s’arrête sur le bord de la route et lui demande : « T’es perdu ? » (on vous le fait en VF) « Moi ? Non… pourquoi j’ai l’air perdu ? Ah ! Ah ! » « Non non c’était pour savoir où tu vas » « En ville, mais de toute façon j’ai que 2 dollars sur moi donc ca sert à rien » « Non mais c’est bon c’est sur mon chemin, viens je t’emmène » « What ?!!! » « Allez monte ! »

Et voilà comment on s’évite une demi-heure supplémentaire de marche, tout ça grâce à la awesomeness de Kévin (et peut-être un peu de la pitié d’un taxidriver, on dit bien peut-être). Kévin se retrouve en ville, à 2 rues du backpacker. Il devait lui rester 5 min de marche avant de retrouver son lit quand tout à coup il entend quelqu’un l’appeler. Il se retourne et voit un groupe d’allemands qui sont au même backpacker que nous, qui, après avoir échangé quelques banalités, lui proposent d’aller dans un bar. Prenant toujours en compte le bonheur d’autrui, et malgré sa fatigue, il accepte et le voilà en train de repartir en sens inverse pour finir sa soirée en compagnie allemande. Arrivés devant le bar, celui-ci était fermé et ils sont donc repartis se coucher sur les coups de 5h30 du matin. Mais parmi ce groupe d’allemands, il y avait une allemande qui eut un coup de foudre pour Kévin (où l’inverse, enfin peu importe, détail technique…). Comme dit auparavant, se souciant toujours de faire plaisir à autrui il passa tout le chemin du retour à discuter avec elle, et vous savez quoi, elle arrivait même à rendre l’allemand agréable à entendre (et pourtant on peut vous dire que l’allemand c’est vraiment moche). Mais comme vous le savez déjà, la vie n’est pas un compte de fées. Et ce groupe d’allemands prenait l’avion pour Sydney 2 jours plus tard… Fin de l’histoire, pour l’instant…

De son côté, Valérian, décide de rester au Yah Yah. Et il eut la chance de découvrir toutes les facettes du personnage de Chris, et la façon de draguer à l’australienne, c'est-à-dire, à la bourrin. En gros, ici, on ne discute pas, on passe à l’action. Mais la bourrinitude australiene ne faisait pas le poids face à la délicatesse et au raffinement français. Ainsi le mauricien repartit bredouille, ou plutôt brecouille, comme on dit dans le bouchonnois. Quant à l’un de nos deux héros, some stories you tell, some stories you don’t. Mais Valérian ne manqua pas de se faire raccompagner par Chris au backpacker à 5h30 du matin. Le truc, c’est qu’il travaillait le lendemain, enfin le jour même, et on peut vous dire qu’il était bien marrant à voir dans le restaurant. Mais heureusement, Cathy est très compréhensive.

Voilà donc pour ce samedi soir encore riche en émotion. Puis la semaine s’écoula, avec tram, boulot, bar, dodo. Le fait que nous ayons tous les deux un travail nous autorise un peu de « folie » dans le budget et Valérian est donc allé se balader au « Victoria Market » pour acheter des fruits et viandes, ce qui nous a rempli de bonheur : il est en effet revenu avec mangues, pastèques, poivrons, et steack hachés ! Nous commençons donc à retrouver du goût dans nos aliments.

Puis il y eut plusieurs soirées sympas, comme celle où nous sommes descendus au bar pour faire « juste un petit billard » sur les coups de 23h00. Jouant en doublette, les 2 autres gars nous disent que le vainqueur reste et la doublette entrante paye la partie. Nous acceptons, nous disant qu’avec notre état de fatigue, nous ne jouerons pas longtemps et iront nous coucher dans une demi-heure grand maximum. Mais les dieux du billard étaient avec nous ce soir là et nous avons gagné 7 parties d’affilée, invaincus pour la soirée nous étions « on fire » et nous nous sommes au final couchés à 2h00 du matin.

Pour autant, la soirée de la semaine est sûrement celle du karaoké ! On vous explique. Un soir, Kévin était en train de parler de tout et de rien avec Elodie, française du backpacker, quand s’immisce dans la conversation le fait de savoir comment dit-on « petit pois » en anglais. Et voici donc qu’un pari est lancé, et que le gagnant pourra choisir la chanson que devra chanter le perdant pendant la soirée karaoké (tous les mardis au backpacker). Et bien, une fois de plus, la tradition a été respectée, soit le fait qu’il ne faut jamais parier avec Kévin, surtout si le pari est très con. Et vient donc le soir du karaoké où Elodie se retrouve à chanter « Sexual Healing » de Marvin Gaye, seule devant une foule (12 personnes) passionnée (4 en train de jouer au billard) et déchaînée (il y en a même trois qui sont partis en plein milieu d’une chanson d’une autre fille). A ce moment, Valérian, en temps que gentleman, se dit qu’il ne peut laisser Elodie être la seule française à avoir chanté ce soir-là, et, pour son pays, décide donc de monter sur scène et d’interpréter « She will be loved » de Marron 5. Après une petite minute de réglages vocaux, il a même réussi à faire chanter avec lui le gars en charge de passer les chansons (qui, d’ailleurs, est un monstre au karaoké, personne ne voulant passer après lui tellement il était bon…). Puis, prenant goût à la scène, Valérian décida d’y retourner pour chanter « Singing in the rain » avec, en guise de parapluie, une queue de billard ! Son sens du rythme et son imagination ont conquis le public. Au point que quelques chansons plus tard, Kévin et Valérian interprétèrent en duo « Mas que Nada » de Sergio Mendes, avec une chorégraphie à faire pâlir d’envie les 2B3… Et non vous ne rêvez pas, vous venez bien de lire que Kévin a chanté au karaoké, mais la raison est très simple, cette chanson est « LA » chanson du voyage. Vous saurez pourquoi en temps voulu mais cela va tellement être gravé dans les mémoires, vous ne pouvez pas imaginer ce qui vous attend ! Mais chaque chose en son temps.

Tout ça pour arriver au 24 décembre, veille de Noël en France, Valérian travaillait comme un jour normal ce jour là, et Kévin, lui, se rendit à la fête de Noël organisé par Greg, un des propriétaires du restaurant, fermé ce jour-ci. Fête ayant lieu dans un triplex (vous voyez un duplex, ben la même mais avec un étage en plus !), avec cuisine américaine, marbre au sol, et même sa propre terrasse sur le toit (ou « rooftop ») qui donne une vue sur le CBD de Melbourne, autant dire le rêve. Pour compléter tout ça, un barbecue préparé par le chef du restaurant, avec de petites pommes de terre, que demander de plus…

Puis Kévin et Valérian se retrouvèrent au bar du backpacker vers les 22h30 en compagnie de Will et Dave, nos vieux potes du boulot de septembre, des amis du backpacker, de toutes les nationalités possibles, pour être ensemble à minuit et se souhaiter un très joyeux Noël, le 1er de notre vie en Australie, autour d’une bonne bière. La première d’une bonne série, et d’une nuit plutôt bien alcoolisée. Ainsi, le matin du 25 arriva bien rapidement, et Valérian travaillait ce jour-là, son restaurant étant ouvert. Ce fut sûrement le meilleur service depuis qu’il y travaille. En effet, tous les membres du staff devaient se déguiser « esprit de Noël ». De ce fait, Valérian arriva déguisé en Père Noël. Enfin, presque en Père Noël, puisque après une courte nuit et les litres de bière ingurgités encore bien ancrés dans sa tête, il ne fut pas capable de retrouver tous les éléments du costume dans son rangement méthodique, il se contenta du classique chapeau, et d’un T-shirt rouge… Katie, sa boss, revêtait un superbe costume trois pièces de Mère Noël, Winter portait un costume d’elfe qu’elle avait confectionné elle-même, mais Udit, le Barman, avait battu tout le monde avec son costume de Grinch. Costume qu’il ne garda pas plus de 10 minutes, après avoir perdu 5 litres d’eau dans le masque, et cassé trois verres avec ses gants poilus. Mais le service fut surtout particulièrement original, puisque, « esprit de Noël » oblige, le barman avait pour « ordre » de servir un cocktail différent toutes les heures à chaque serveur. On commença ainsi avec un « Christmas Tree », suivi d’un « Shooting Star », et après le « Apple Cramble », le nom des cocktails n’était plus véritablement à l’ordre du jour. Autant vous dire que les tables sont vite devenues floues et les assiettes plus nombreuses qu’elles ne l’étaient réellement ! Mais on ne compte aucun blessé grave. Juste quelques litres de vin versés à coté des verres, une impossibilité de discernement entre du poisson et de l’agneau. Puis le service terminé vers les 17h, tout le monde se réunit autour d’un pot, ou peut-être plusieurs, mais some stories you tell, some stories you can’t cos you don’t remember !

 

On vous souhaite à tous un merveilleux Noël, on espère que le vôtre fut mémorable. Vous nous avez particulièrement manqué ce jour là, maintenant c’est bon, vous nous manquez plus ;)

On vous aime ! Gros bisous !

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Par lô
le 28/12/2009 à 12:27:19
salut a vous
et bien je reprend un peu de nouvelles du front australien
on dirait que vous progresser bien en culpessage tout confondu !!!!
Et bien profitez et on vous souhaite une bonne année
lolo juju caca

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